lundi 4 mai 2015

Jigouli, sois bénie !

Mon copain Brubru, m'a fait parvenir récemment cette superbe page consacrée à la Lada Jigouli.

Elle est extraite du livre Une vie de PINTADE à MOSCOU de Madeleine Leroyer.

 J'ai illustré cette ode à la Jigouli par des photos prises par ma poire dans les rues de Togliatti.


Pare-brise zébré de fissures, pare-choc cabossé ou inexistant, portière droite hermétiquement close... 



Voici l'increvable destrier de vos expéditions nocturnes, j'ai nommé la Jigouli, modèle de Lada né dans les années 1970 à Tolyatti, sur les bords de la Volga.



Ses sièges, tout comme la moumoute panthère dont est bien souvent affublé le volant, ont cette particularité qu'ils semblent imbibés d'essence et de sueur, pas forcément humaine ! 





Ses vitres tremblent à chaque accélération. 




Ses pneus étroits pourraient bien éclater, là, tout de suite.




 En un mot, c'est une plaie. 



Mais, par un étrange phénomène de transfert,

on finit par craindre moins pour soi que pour elle !



 Petite Jigouli, si chétive, si humble, à côté des BMW et des Bentley qui la snobent à 130 kilomètres à l'heure sur les avenues. 




Le souffle coupé, on écoute, fébrile, le moindre mugissement de son embrayage, les soupirs innombrables de ses amortisseurs. 




Elle avance, poussée avec l'énergie du désespoir par un homme qui connaît toutes ses peines de vieille fille. 



Jigouli, sois bénie entre toutes les épaves !



Un de mes projets est de monter un jour prochain un club que j’appellerai, par exemple,
"Les amoureux de la Jigouli" 

On organiserait chaque année une croisière russe,

On commencerait en douceur avec des petites distances, comme Togliatti-Kazan ou Togliatti-Saratov

Et dans quelques années nous tenterons le Togliatti-Vladivostok avec beaucoup d'escales et beaucoup d'assistance !

Qui veut être de la partie ?


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