mercredi 13 mai 2015

Du suicide européen

 Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a  tenu à ce que le projet dévoilé mercredi envisage également l’immigration légale, rendue nécessaire par le déclin démographique de l’Europe.
Le Monde, édition en ligne du 13 mai 2015

Cet argument démographique est une honte !

Le déclin démographique est-il une fatalité dont seule l’immigration massive pourrait venir à bout ?

N’y-aurait-il pas par hasard une autre solution qui permettrait à la France de rester française et aux pays d’Europe de rester européens ?

N’y aurait-il pas un moyen d’éviter le suicide du continent ?

Ne pourrait-on pas s’inspirer, là encore, du modèle russe ?

Car qu’on fait les Russes confrontés - à la fin des années 90 -  à une affreuse saignée démographique ? Ont-ils décidé d’ouvrir en grand leurs frontières aux Chinois ?

Bien-sûr que non !

Qu’ont-ils fait ?

Ils ont mis en place des mesures économiques pour inciter les femmes à faire des enfants. Tout simplement. Et ça marche. Un 2ème enfant « rapporte » 450 000 roubles, soit plus de 30 mois d’un salaire moyen. C’est à ce prix-là que la Russie se repeuple. Dans l’immeuble Tachkent où j’habite à Togliatti, il y a 8 appartements à mon étage : et il y a 8 poussettes dans le couloir !

Si on transposait cette mesure à l’échelle française : une prime de 40 000 Euros pour un deuxième enfant, belle motivation, non ?

Pour repeupler l’Europe d’Européens, il faudrait que les pays qui la constituent encouragent fortement la natalité à l'aide de nombreuses mesures stimulantes.

Mais, petit problème, pas facile d’encourager la natalité quand on fait de l’avortement et de l’euthanasie l’ultime frontière à conquérir…

En France, il y a chaque année 250 000 immigrés légaux,

et 250 000 avortements légaux.


Cherchez l’erreur.

10 commentaires:

  1. Je vous rejoins sur une partie de votre analyse lorsque vous parlez de démographie.
    La loi autorisant l'avortement a simplement permis de passer de l'exceptionnel à la routine. S'il est clair que dans certains cas, l'avortement peut être justifié, cela ne doit pas devenir une folie meurtrière.
    Dans le film de Pavel Lounguine, l'ile, il y a, au début, un beau plaidoyer.

    Ronald Zonca

    Je suis celui qui veux retourner en Crimée et qui connais les Jigoulis! Vous pouvez retrouver mes quelques écrits sur Boulevard Voltaire, je ne suis pas un professionnel de l'écriture.

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    1. Bonjour Ronald, je viens de lire vos trois articles publiés sur Boulevard Voltaire, ils sont remarquables, et je suis sûr qu'ils pourront intéresser les lecteurs de ce blog :
      http://www.bvoltaire.fr/ronaldzonca/laicite-culture-et-religion,169918

      Pour l'avortement, effectivement la loi a permis de passer de l'exceptionnel à la routine : et c'est la même chose qui est en train d'arriver dans les pays qui ont légalisé l'euthanasie.

      Vous parlez à juste titre de "folie meurtrière" à propos de l'avortement, mais personnellement j'ai du mal à concevoir les "cas" qui permettraient de justifier cette folie, à part peut-être un risque mortel pour la mère.

      J'espère que votre retour pour la Crimée se précise, vous pourrez ainsi témoigner des affreuses conditions de vie d'une population soumise au cruel envahisseur russe !

      Bonne fin de semaine.

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    2. Bonjour Grog,

      Toutes les femmes ne réagissent pas de façon identique à un viol. Cela va d'une simple douche à des névroses graves. Si le profil de la future mère conduit à penser que l'enfant sera rejeté car preuve vivante d'un traumatisme, il me semble souhaitable de ne pas laisser aller la grossesse à terme.
      Mais c'est une exception, et non une facilité pour gommer un instant de folie consentante.
      La dérive de l'avortement correspond exactement à la déresponsabilisation des gens par rapport à leurs actes, la culture de l'excuse.
      Il m'est difficile d'admettre le fait de passer d'un acte d'amour (fusse-t-il physique) à un acte de boucherie au prétexte d'un refus d'assumer.

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  2. Bonjour, je partage complètement votre avis sur la déresponsabilisation contemporaine et la culture de l'excuse, mais je ne suis pas d'accord avec l'expression suivante "dérive de l'avortement".
    Cette expression présuppose qu'il y aurait un bon usage de l'avortement : je ne le crois pas. Je parle en tant que chrétien, catholique pratiquant, et vous ne serez donc pas surpris de ma position.
    L'avortement est la mise à mort d'un être innocent.
    Une femme violée qui avorte, c'est une femme violée qui devient assassin ; une femme violée qui avorte, c'est une victime qui devient bourreau à sont tour. Puisse Dieu avoir pitié d'elle.
    Seuls l'amour et la vie peuvent stopper cette spirale de haine et de mort.
    Dieu est amour.

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    1. Petite précision, dans le christianisme et dans le christianisme seul "Dieu est amour."
      Dans l'Islam, Dieu a 99 noms... le Miséricordieux, le Bienveillant, l'Equitable, le Puissant, le Vengeur... mais l'Amour ne figure pas dans la liste des attributs de Dieu.

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  3. Bonjour Grog! En tant que représentante de culture russe connue pour son accueil chaleureux et vous connaissant en France, je ne peux pas m’empêcher de vous inviter (vous et votre famille) visiter ma ville qui se trouve à une heure de Paris et faire connaissance avec ma famille. En ce moment j’ai quelques contraintes liées à mes études, mais si vous êtes encore là en juin et si vous avez envie, moyens et disponibilité, vous êtes le(s) bienvenu(s). Acia

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    1. Bonjour Acia, un grand merci pour votre invitation !
      Normalement, je travaille encore 6 semaines dans le Sud, puis je pense remonter vers Paris fin juin, début juillet.
      Ma chérie et ma petite fille devraient me rejoindre à cette période et nous serons très heureux d'aller boire un peu de vodka (ou de vin rosé) avec vous !

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  4. Chouette! Je vous enverrai prochainement un petit mail pour donner plus de précisions. Nous aussi serons très heureux de vous rencontrer, cette occasion ne se présente pas tous les jours alors il faut en profiter absolument! Par contre, ne comptez pas sur moi pour boire la vodka (vous avez écrit dans un de vos billets qu'il y a quelques Russes qui n'en boivent pas, j'en fais parti de ces rares personnes)!)) Bonne soirée! Acia

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  5. Je récuse la diabolisation et la criminalisation de l'avortement qui est l'arrêt d'une vie EN PROMESSE (*), comme celle de l'euthanasie consentante que je préfère au suicide par des moyens violents quand les individus ont perdu tout espoir.
    Personne ne mérite cette violence.
    * dame nature est la pire avorteuse que je connaisse.
    Ceci posé, l'avortement n'est pas un moyen de contraception, mais l'échappatoire à des responsabilités que les géniteurs sont incapables d'assumer et qui le reconnaissent.
    Idéalement, ces femmes devraient pouvoir "donner" l'enfant mis au monde, non pas à l'assistance publique, mais directement aux familles candidates à la GPA ou adoption.

    Si Dieu est Amour, rappelons-nous qu'il est tout autant Miséricorde !

    Dans le Christianisme, l'accent est mis sur le Cœur de Dieu et non plus sur ses entrailles. Le mot latin misericordia vient de miseria (misère, malheur) et cor (cœur) : avoir le cœur rempli de miséricorde signifie plein de compassion, sensible au malheur. Le Cœur de Dieu rempli de tendresse pour les hommes dans la personne de Jésus, le verbe incarné, qui professe un enseignement fondé sur la miséricorde. (lire Jean-Paul II, dans l'encyclique Dives in misericordia).
    Chris

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    1. "Une vie en promesse" voilà une appellation bien abstraite pour un petit être dont on peut déjà entendre le cœur battre au bout de 12 semaines.
      Si vous voulez voir à quoi ressemble "une promesse" avortée de 12 semaines, tapez sur GOOGLE IMAGE, "foetus avortement 12 semaines".
      Images insoutenables qu'il faut pourtant voir avant de parler de ce terrible sujet.
      Ce que vous appelez "promesse", je l'appelle "petit être" et je persiste : l'avortement est la mise à mort d'un petit être innocent et sans défense - un assassinat légal.
      Vous lisez Jean-Paul II, c'est très bien, mais il faudrait aussi l'écouter.

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