dimanche 8 février 2015

L'Apôtre, censuré même en Russie


Vendredi dernier, je suis allé faire un tour à l'Alliance française pour savoir un peu quels événements auraient lieu prochainement à Togliatti, oblast de Samara, Russie.

Au cours d'une petite discussion avec Ksenya, la responsable des projets culturels, j'ai appris que le film L'APOTRE, de Cheyenne Carron, qui était prévu pour le festival du film français 2015 avait été déprogrammé.

Un mail reçu de l'Ambassade de France à Moscou déconseille en effet très fortement de projeter le film.

Ce conseil ne fait que relayer l'incitation de la DGSI de ne pas projeter ce film en France.




La DGSI qui appelle à ne pas passer le film ! Bravo ! Ho, hé, à la DGSI, vous travaillez pour la République française ou pour la République islamique des Mollahs - que Houellebecq fantasme dans son dernier opus ?

Je croyais qu'on avait 10000 soldats en armes sur le territoire de la République ! 10000 soldats mobilisés pour défendre les valeurs de la France ! 10000 soldats, c'est énorme. A quoi servent-ils ? A faire joli ? A faire joujou ?

Et plutôt que d'annuler le film, ne pourrait-on pas placer une centaine de militaires avec leurs Famas, leurs treillis et leurs blindés légers, devant les quelques salles de cinéma qui décideraient de passer cette belle histoire d'un musulman qui se convertit au christianisme ?

Non, on ne peut pas ?

Que risquerait-on ? D'abattre quelques terroristes de plus qui montreraient leur nez ? Serait-ce vraiment un mal ? Avec les 2000 tarés qui vont bientôt revenir de Syrie et d'Irak, il vaut mieux s'y mettre dès aujourd'hui, non ?

Manifestement, non.

C'est plus simple de tout annuler au nom de l'apaisement et de la responsabilité. 
C'est plus simple de s'autocensurer et de ne surtout pas montrer que l'Islam, religion de paix et d'amour (comme disent les médias et les hommes politiques), punit de mort l'apostat qui décide de ne plus adorer Allah.
C'est plus simple d'être lâche.







Vive Charlie, ventrebleu, vive Charlie !



6 commentaires:

  1. Cher Grog,
    oui je suis d'accord avec toi... mais c'est qui l'islam ? "Donne-moi son numéro de téléphone" comme disait Kissinger au sujet de la CEE. Dans le Coran, il n'est fait aucune mention de condamnation à mort de l'apostasie mais de la simple colère de Dieu. L'apostasie est condamnée de mort par les musulmans qui réussissent à dégoûter des gens biens comme toi de cette religion... Denis Crouzet, dans les guerriers de Dieu, fait une belle analyse de l'apostasie qui est perçue au XVIè siècle en Europe comme le pire des crimes. En effet, il remet en cause l'existence même de l'idée de communauté.
    Je suis d'accord avec toi. Il faut autoriser ce film quand bien même il "insulterait la foi" des uns ou des autres (je cite le pape François). Quand ceux qui persécutaient le prophète ont cessé de le faire, il s'est enquis de l'état de ses bourreaux (inquiétude sincère) !
    Bonne soirée aux lecteurs de ce blog si stimulant !

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    1. Pierre de La Coste25 février 2015 à 05:53

      Mahmoud, vous êtes bien rares parmi les musulmans à raisonner ainsi. Merci quand même. Au fait, vous même, vous ne pourriez pas être touché par le message de Jésus?

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    2. Bonjour Pierre,
      oui je suis touché par le message de Jésus et je vous rappelle qu'il n'existe qu'un Dieu (quelque soit son nom) et qu'un seul Jésus (avec le message d'amour) auxquels nous croyons sans doute tous deux.

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  2. Merci monsieur Lakama pour ton commentaire. Bon, mais si je ne dis pas de bêtise, dans l'islam, il y a le Coran mais aussi les hadiths (un peu comme les Evangiles + les Actes des Apôtres). Or c'est bien dans un de ces hadiths qu'il est dit "Celui qui abandonne sa religion islamique, tuez-le" ? Avoue que ce n'est pas très "cool" comme propos !

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  3. Bon, il me semblerait logique que la majorité des musulmans de France se convertissent au catholicisme, alors...

    Theuric

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  4. Bonjour, je ne crois pas que le mot "logique" soit le plus juste pour parler d'une conversion. Si elle a lieu, c'est quelque chose d'intime, de passionné, de foudroyant, de surprenant... que sais-je encore, et c'est là tout le propos du film de Cheyenne Carron.

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