jeudi 2 octobre 2014

LE 5 OCTOBRE EN RUSSIE, C'EST LA FETE DES PROFESSEURS !


Illustration un peu kitch certes, mais qui dit bien que l'ambiance dans les établissements scolaires russes est plutôt bon enfant

Ce matin en arrivant à l'école, j'ai vu que plein d'élèves russes portaient des fleurs et des boîtes de chocolat. 
Pourquoi ?




Il y avait des ballons de couleurs accrochés partout et des affichettes avec en gros
с празником !
с празником !
с празником !
C'praznikom !




Puis j'ai entendu dans tous les couloirs les élèves crier et chanter
поздравляю !
поздравляю !
поздравляю !
pasdravlayou !




Et des salves d'applaudissements ! 
Pourquoi ?


Mais tout simplement parce que c'est aujourd'hui, dans toute la Russie, la fête des professeurs.





Comme me dit justement un lecteur :

On en rêverait en France !!!



2 commentaires:

  1. Cher Grog,

    Merci pour cet aperçu objectif et sans préjugés de de l’école russe, pays si décriée en France. Il est en effet rafraichissant de voir que l'école peut être encore un lieu de civilisation, quelque part.

    Ne serait-ce que la semaine dernière j'ai rencontré la jeune sœur d'une collègue, femme charmante et intelligente dont hélas les rêves et la vie ont été brisés, dans la fleur de l'âge, par la réalité brutale de l'école publique française, où elle voulait faire carrière. Après de brillantes études elle s'est vue confrontée à toute la barbarie causée par 30 ans de socialisme et par toutes les supercheries de ces charlatans paraphraseurs de Marx tels qu’Althusser, Deleuze, Foucault, Lacan, Fanon, Bourdieu, etc.

    Elle se trouve maintenant au chômage, ses idéaux et ses illusions brisés, placée au milieu d'un gouffre professionnel et existentiel, tiraillée par le constat que le lieu que l'on lui avait présente comme un haut lieu de l'esprit n'est que violence, dont elle gardera toujour de traces psychiques.
    Tragédie de l'esclave qui ne conçoit pas de vie sans les chaines qui l'ont asservit, elle avait l’air perplexe lorsque je lui disais que la solution à ces problèmes consiste à privatiser ce monopole affreux, où l’arbitraire est roi, que l'on appelle "services publics" en France, en commençant par l’éducation.

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  2. Cher Obscursis,
    Je compatis avec cette jeune femme écrasée par le Mammouth. Il faut qu'elle sache que ses qualités d'enseignante peuvent trouver preneur effectivement dans de nombreuses boîtes privées (et "privées de racailles" pour reprendre l'expression du chanteur Renaud) ou à l'étranger. Pour renaître, il faut souvent partir !

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