mercredi 20 août 2014

VOYAGER AVEC HUGO PRATT, ENCORE ET TOUJOURS !


Serais-je aujourd’hui en Russie, à Togliatti-sur-Volga, dans l’oblast de Samara, à quelques centaines de kilomètres du Kazakhstan et du Tatarstan, si je n’avais jamais lu Corto Maltese en Sibérie, La Maison dorée de Samarkand ou l’Homme des Caraïbes d’Hugo PRATT ?
Je ne le crois pas.

Corto Maltese en Sibérie avec une charmante duchesse !


En ce jour anniversaire de sa mort – le 20 août 1995 -  je voudrais lui rendre un petit hommage, ou plus simplement, lui dire, avec Corto Maltese, Raspoutine, Bouche Dorée, Cassandre, Jesuit Joe, Steiner, Koïnsky, Lévi-Colombia, Cush, le baron Von Ungern, Stella, Pandora, Esmeralda, Shaïtan ou Merlin, un grand MERCI !

Hugo PRATT


MERCI de nous avoir appris que l’étonnement prime sur le jugement !

MERCI de nous avoir montré que le monde était vaste et beau !

MERCI de nous avoir donné le goût du voyage et de l’aventure !


Quelques petites citations relatives au voyage qui, j'espère, vous donneront envie de boucler votre sac et de prendre le large !


La vie quotidienne était une soupe nourrissante mais un peu fade.
Jesuit Joe


Dire qu’il y a des gens qui croient que le bonheur se vit assis et qui se dépêchent de s’asseoir, morts-vivants, qui plein d’espoir, sont bercés par l’idée d’enfin se coucher.
Jesuit Joe


Je pense que l’aventure est une composante très belle de la nature humaine.(…) Ce n’est pas en restant à la maison que l’on peut se mesurer avec la vie.
L’univers de Hugo PRAT


Une expérience vaut toujours la peine d’être vécue… même si elle est dangereuse.
Corto toujours un peu plus loin


Pour moi, un voyage est une recherche déclenchée par une lecture. Si je vais aux sources du Nil, ce sera avec en moi le roman de Rider Haggard ou les récits des explorations de Speke et Burton. Ce seraient eux mes guides touristiques. Ma définition du voyage idéal, c’est Schliemann allant à Hissarlik pour y retrouver le site de Troie.
Le désir d’être inutile


C’est vrai que j’aime aller sur les tombes : à Rome, j’ai vu celle de Shelley ou de Trelawny, à Venise celle de Diaghilev ou du baron Corvo. Il ne faut cependant pas m’imaginer en nécrophile ou en nécrophore. Quand je vais sur une tombe, c’est pour rendre hommage à quelqu’un qui a été important pour moi, c’est une sorte de pèlerinage, un pèlerinage laïc. J’ai une grande dette vis-à-vis de certaines personnes qui, par leur vie, leur œuvre, m’ont fait tel que je suis aujourd’hui. Beaucoup d’autres que moi sont en moi, et aller sur leur tombe est un acte symbolique par lequel je veux témoigner de ma gratitude pour ce qu’ils m’ont apporté.
Le désir d’être inutile


Ah Corto, Corto, tu rêves encore de vastes mers où courent doucement tes mélancolies ou tes mensonges. Tu poursuis encore ta fable ! Tu n’es qu’un pauvre fou !
Corto Maltese en Sibérie


-         Alors, joli marin, tu pars ?
-      Je suis bien obligé… je ne suis pas de ceux qui prennent racine !
Sous le signe du Capricorne


-       Je ne distingue plus le rêve et la réalité.
-       Ce sont deux voies parallèles, pourquoi se limiter à une seule ?




2 commentaires:

  1. Et Venexia Stevenson, et Pamela, et Bouche Dorée et Pat et...
    A propos des femmes de Corto, Dominique Petitfaux demandait à Pratt "Pourquoi vos héroïnes n'ont jamais de gros seins" et PRATT répondit "Les femmes aux gros seins je ne les donne pas à Corto, je les garde pour moi"!

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